■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■       

la visite    plan    notre équipe    l'Artois    archives    presse    accueil

                chateaudeduisans@aol.com                    

       ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■        

 

L'Artois fourmille de richesses, tant au niveau de son patrimoine architectural civil (plusieurs châteaux ont ouvert dernièrement leurs portes à la visite) que religieux (l'on connaît plutôt bien les églises et prieurés, il faudrait aussi s'intéresser aux multiples chapelles qui parsèment le territoire). Dans le Nord, un réel engouement pour ces découvertes est actuellement en train de conquérir les visiteurs, qu'ils vivent dans la région (l'on sait pourtant qu'ils ne mesurent pas encore à sa juste valeur la richesse de leur patrimoine) ou n'y soient que de passage. Fort de son indéniable succès, Lille 2004 aura dynamisé derrière elle toute une région et permis aux curieux de profiter d'un nouvel apprentissage culturel. Alors que le tourisme a connu en France durant cet été 2004 une inquiétante baisse, qui trouvera autant de raisons économiques que sctucturelles, Lille et la région Nord/Pas-de-Calais ont vu leur fréquentation touristique se multiplier par trois. 

En visitant le château de Duisans, chacun pourra donc aussi être mis au courant de l'existence des châteaux voisins où il peut se rendre pour poursuivre sa découverte des richesses de notre patrimoine régional. Tel est aussi le but auquel notre équipe s'emploie à chaque instant à travers la visite du château de Duisans pour que le plaisir de la rencontre avec un bâtiment architectural trouve auprès des curieux une suite. Ce présent inventaire leur permettra déjà d'en savoir un peu plus sur les possibilités qu'offre l'Artois à l'historien de l'art en herbe. Michel Marques

 

 

Architecture civile médiévale :

 

Le château d'Olhain

 

Construit au XVème siècle à l'emplacement d'un premier édifice en bois, le château d'Olhain a totalement été réalisé en grès comme ce fut le cas pour le donjon de Bours. Olhain est un des rares château du Moyen Âge a avoir conservé sa basse cour de forme ovoïde. L'on s'y rend en franchissant un premier pont (au-dessus de la rivière Lawe). Le deuxième (jadis un pont-levis) permet d'accéder au château. Modifier par le passage du temps, le château possède encore une tourelle coiffée d'une poivrière (côté Est). Situé sur la commune de Fresnicourt-le-Dolmen, le château d'Olhain resplendit par sa conservation et s'impose comme l'édifice le plus important du patrimoine nordiste pour la période moyenâgeuse. Véritable fleuron, il reste cependant dommage que le château d'Olhain ne bénéficie pas d'une visite guidée, le promeneur devant se contenter d'une simple brochure.

Renseignements : ouvert au public du 1er avril au 1er novembre les dimanches et jours fériés l'après-midi et les samedis durant les vacances scolaires estivales. Tél : 03.21.27.94.76

 

 

 

Le donjon de Bours

photo : Michel Marques

On accède facilement au donjon de Bours en passant par Diéval à partir de la N41, entre Bruay-la-Buissière et Saint-Pol-sur-Ternoise. C'est entre le XIème et le XIVème siècle que ce donjon défensif, aujourd'hui siège des services municipaux du village éponyme, pris la forme actuelle. Remarquablement restauré, il impose aujourd'hui encore sa forme trapue dans un manteau de grès. Réalisée par une équipe sur-motivée, la visite guidée est un vrai plaisir.

Ses visites se font gratuite de la mi-mars à la mi-novembre, les samedis, dimanches et jours féries de 14 h a 18 h. Renseignements. : tél.: 03.21.04.76.76  /  03 21 68 53 88 - Site : http://crahg.free.fr

 

 

Architecture civile classique :

 

Le château de Barly

 

photo : Michel Marques

Construit une trentaine d'années après le château de Duisans (entre 1780 et 1784), celui de Barly bénéficia sans aucun doute de la main d'un architecte parisien. Édifié dans le style Louis XVI, l'ensemble du bâtiment a conservé à l'extérieur comme à l'intérieur sa fraîcheur. Comme ce fut de plus en plus le cas au XVIIIème siècle, l'escalier permettant d'accéder au deuxième niveau fut rejeté dans l'aile (à droite du corps de logis). Sous le fronton triangulaire, l'avant corps central est doté d'un ordre colossal qui embrasse donc les deux niveaux. A colimaçon et possédant des balustres plats échancrés, l'escalier menant à l'étage d'habitation conserve sa particularité artésienne. Les boiseries des pièces en enfilade du premier niveau sont dans un très bon état de conservation. Elles furent l'œuvre de l'arrageois Lepage entre 1785 et 1793. Le grand salon de compagnie central est orné de pilastres cannelés et de dessus-de-porte sculptés symbolisant les saisons. La décoration est courante au XVIIIème, on la retrouve par exemple au musée Sandelin de Saint Omer qui vient d'ouvrir à nouveau ses portes. A droite, la salle à manger est décorée d'attributs ayant trait à la vie campagnarde, tandis qu'à gauche, le petit salon est consacré aux arts libéraux avec deux médaillons représentant Voltaire et Rousseau. Usant de la perspective qui lui était offerte, le château a vu se construire au XIXème siècle dans l'axe de la partie centrale du corps de logis la façade de l'église du village. Cette idée perspectiviste passant par le centre du bâtiment est également typique de l'époque. La gentilhommière de Grosville à Rivière possède la même caractéristique. 

La conception architecturale de l'ensemble du château de Barly est néo-classique : corps de logis élevé en pierre blanche d'Artois et couvert d'un toit brisé, avec avant-corps central et pavillons en saillie aux extrémités. C'est la justesse des proportions, l'équilibre des volumes, le parfait accord du décor sculpté à l'architecture qui font la remarquable qualité de cet édifice. L'avant-corps n'est en réalité constitué que par la saillie du fronton, dont l'architrave est supportée par quatre colonnes corinthiennes légèrement engagées. Au rez-de-chaussée, les trois baies centrales sont cintrées et ornées de guirlandes, de même que celles des pavillons latéraux dont la saillie est soulignée aux angles par des chaînes à bossage. Les autres fenêtres sont rectangulaires, surmontées de gerbes entrecroisées. Un bandeau ornemental imitant une balustrade fait le tour du bâtiment à la base de l'étage. La façade opposée présente une ordonnance semblable avec la figure de Diane sculptée au fronton. Elle donne sur l'ancien parterre dont subsiste un bassin rectangulaire dans lequel se reflète la façade du château, côté jardin. La visite guidée est de qualité.

Ouvert au public du 1er Juillet au 31 août inclus, tous les jours sauf le lundi, de 10 à l2 h et de 14 à 18 h, et aux Journées du Patrimoine. Ouvert durant l’année, sur rendez-vous, pour les groupes de plus de 10 personnes.
Renseignements : 03 21 48 41 20

 

 

Le château de Fosseux

photo : Michel Marques

A quelques kilomètres, à peine, de Barly, l'on peut jeter un oeil sur la façade du château de Fosseux, uniquement visible à travers les grilles. Le châteaux appartenait à l'origine à Ferdinand Dubois de Hôves de Fosseux (qui devint maire d'Arras après la Révolution). Ce dernier hérita du château de Duisans à la mort de son cousin Antoine-Guillaume. C'est sa fille, Thérèse, qui bénéficia de l'héritage et l'offrit en dote à son futur mari, Antoine Laroche.

 

 

Le château de Grand-Rullecourt :

photo : Michel Marques

commentaire à paraître

 

 

Le château de Grosville à Rivière

   

photos : Michel Marques

Commençons par préciser les choses. Grosville est avant tout une gentilhommière. L'on ne parlera pas de château puisque le bâtiment fut construit en 1754 pour le chanoine d'Arras (Pierre-Guillaume Lhoste). Le corps de logis (partie centrale) se compose de neuf travées. La porte de l'avant corps (sur les côtés cour et jardin) est surmontée d'un fronton triangulaire et marque l'axe de symétrie de la composition (l'on a bien hérité des règles classiques françaises du XVIIème) auquel répondent les souches de cheminée. Côté cour d'honneur, deux ailes sont en retour. Composé d'un premier niveau, le bâtiment comporte aussi un étage sous brisis. L'architecte André Merville a habillé les façades de tables rentrantes comme il l'a fait au château de Duisans. Celles-ci sont aujourd'hui souvent dissimulées sous les volets ouverts. Ne travaillant pas à la construction d'un château mais d'un bâtiment un peu plus modeste, l'architecte a ici utilisé des briques pour dessiner les tables, leur conférant un charme campagnard, alors qu'elle sont en pierre à Duisans. Mais la grande particularité du domaine consiste à posséder un colombier tricentenaire (1702) admirablement conservé (1800 boulins y trônent encore). Ce dernier est visitable chaque année durant les journées du patrimoine. Chacun pourra en profiter pour jeter un oeil sur les extérieurs de la gentilhommière. En entrant ou en sortant, l'on s'intéressera aussi au porche, à ses pilastres, son fronton triangulaire surbaissé, possédant des rinceaux et un cartouche bûché.

 

 

 

Le château de Pas-en-Artois

photo : Michel Marques

Ce château, construit à la fin du XVIIIème, n'est pas accessible à la visite guidée, ce qui n'empêche personne de contempler sa façade. Le clocher de l'église Saint Martin, également élevée au 18ème siècle, est classé à l'inventaire des monuments historiques. La grand'place laisse quant à elle admirer le Trône du roi des Guétfs (ancienne corporation du XVème siècle). Certaines fermes et maisons datent également du XVIIIème siècle.

Ne pas hésiter à se rendre à l'office de tourisme de Pas-en-Artois pour entreprendre la visite du village avec de la documentation

 

 

 

Le château de Couin

Le Chateau de Couin

photo : www.nordmag.com

commentaire à paraître